Tweets antisémites: l’UEJF attend toujours « la suppression ou le déréférencement »

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L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) attendait toujours lundi matin « la suppression ou le déréférencement dans les heures ou les jours qui viennent » des tweets antisémites qu’elle a signalés vendredi à Twitter, a déclaré à l’AFP son avocat Stéphane Lilti.

Vendredi, l’UEJF avait annoncé que le réseau social Twitter avait officiellement accepté « le retrait des tweets » que l’UEJF « lui signalerait ». L’UEJF avait communiqué dans la foulée une « trentaine de tweets » reprenant le mot clé #UnBonJuif.

« Ce week-end, nous avons envoyé une nouvelle liste d’une cinquantaine de tweets utilisant un nouveau mot clé #unjuifmort, surenchère du premier mot clé », a déploré Me Lilti, qui dit « attendre une réaction très rapide de Twitter ».

« On attend dans les heures ou les jours qui viennent la suppression ou le déréférencement des tweets que nous avons signalés. Si ce n’était pas le cas, on reprendrait bien sûr notre liberté », a-t-il expliqué faisant allusion à d’éventuelles poursuites judiciaires.

L’avocat a concédé que « l’accord avec Twitter n’avait pas encore été formalisé », affirmant que « Twitter n’a pas changé d’état d’esprit depuis la conversation que j’ai eue avec leur avocate vendredi.

L’UEJF s’était attachée à « éteindre l’incendie », après la multiplication depuis le 10 octobre de tweets antisémites sous le hashtag (mot-clé) #unbonjuif, selon son avocat. Le mot-clé était arrivé parmi les trois les plus diffusés ce jour-là et avait été mis en une par Twitter.

En Allemagne, le réseau social avait bloqué jeudi le compte d’un groupe néo-nazi interdit, accédant ainsi pour la première fois à une demande d’autorités nationales pour faire respecter une législation locale.

Twitter s’était alors dit prêt à bloquer « certains contenus » dans un pays donné, à condition que les demandes émanent « d’autorités compétentes » et qu’elles soient « bien ciblées ».

[22/10/2012 11:33:15] PARIS (AFP)